Les formes de traitements et lutte contre les effets secondaires


 Les traitements ont une activité, surtout dans les formes progressives. Leur but est de bloquer la réaction inflammatoire et diminuer le nombre de poussées. Les traitements qui sont sur le marcher actuellement sont proposés aux patients par les neurologues qui suivent le malade régulièrement. Lui seul peut déterminer quel traitement utiliser pour tel patient. Ils doivent être administrés le plus rapidement possible. Dès l’apparition des signes cliniques, c’est pourquoi il faut consulter dès les premiers symptômes.

Les traitements de fond

 La sclérose en plaques est une maladie ou l’on ne peux pas prévoir la façon dont elle va évoluer au cour des années suivant le diagnostique. Il n’existe à ce jour aucun traitement qui puisse guérir la sclérose en plaques cependant certains traitements sont préconisés par les neurologues.
La SEP atteint et endommage (de façon intermittente ou permanente) certains nerfs de notre système central. La destruction de ces nerfs est à l’origine de la perte de certaines fonctions qu’ils contrôlent.
Ces résions endommagées peuvent se régénérer en parti mais la partie détruite qui n’a pu être réparé reste détruite définitivement. Des traitements sont mis à disposition du corps médical appelés traitements de fond.

Différents traitements de fond :

– Immunomodulateurs

Traitements symptomatiques de :

– La raideur
– Les troubles urinaires et sexuels
– La fatigue
– La dépression

– Immunosuppresseurs

 A quoi servent-ils ? :

retarder l’apparition de nouvelles poussées

réduire l’activité de la progression de la sclérose en plaque dans le cerveau ainsi que les lésions sur les axones de la gaine de myéline

Il est impératif de consulter un neurologue des les 1er symptômes. Dans la plus part des cas ces signes avant coureurs sont brefs et sans séquelles.

Commencer très tôt ces traitements de fond qui sont proposés et mis en place pour retarder les poussées voir les réduire est impératif pour contenir au maximum la maladie. Ils permettent également de réduire l’étendue des lésions nerveuses qui mènent à un handicap dans certains cas ou retarder son aggravation.

 Dans les formes rémittentes

Interférons beta ou Copaxone

La corticothérapie

    Pour les poussées:
cortisone (solumédrol). Les corticoïdes sont anti-inflammatoires, les mieux tolérés au niveau gastrique. Grâce aux corticoïdes on parvient à stabiliser de nombreuses maladies qui ont toutes pour caractéristiques d’entraîner une inflammation générale d’un ou plusieurs tissus. Le rôle de ces corticoïdes va être de diminuer nettement l’inflammation des tissus et de diminuer les poussées comme dans la sclérose en plaque.

  Immunosuppresseurs :
( méthotrexate, azothioprime, mitoxantrone), inhibiteur de la prolifération cellulaire. Ils agissent de façon beaucoup plus agressive, directement sur les cellules du système immunitaire : les lymphocytes. Ils sont donc indiqués dans les formes très inflammatoires. Ils sont principalement représentés par la Mitoxantrone (Novantrone).

  Immunomodulateurs :
traitement de fond. Ils agissent sur la phase inflammatoire en modulant l’immunité naturelle. Ils sont indiqués, dès les premières poussées. Il existe actuellement deux types de médicaments :
– l’interféron bêta et l’acétate de glatiramère (Copaexone). La Copaxone est, administrée par voie sous-cutanée quotidienne.

– Les interférons bêta (Rebif, Betaferon, Avonex) sont administrés par voie intramusculaire ou sous-cutanée.(Effets indésirables:état pseudo grippal et maux de tête avec courbatures. cet état peut être atténué avec une prise de Paracétamol et autre anti douleur).

Les deux médicaments ont une efficacité comparable sur les poussées, diminuant leur fréquence d’environ 30 %, dans les formes rémittentes. Ils agissent également sur les lésions elles-mêmes, les résultats étant visibles par IRM.

leur mode d’injection:
Avec une aiguille fine sous la peau (sous-cutané)  ou avec une aiguille plus grosse et plus longue dans le muscle (intramusculaire)

Les moyens de lutte contre les effets secondaires

pour les injections mettre un glaçon sur l’endroit d’injection avant et après cela anesthésie localement (il est vrai un court instant. ou il existe en pharmacie des pommades anesthésiantes également de courte durée à appliquer un peu avant l’injection.

Il faut  pour compenser les effets de la corticothérapie au long cours, adopter les attitudes suivantes :

– Limiter l’ajout de sel ainsi que les aliments transformés contenant du sel pour éviter les œdèmes. (Crustacés, conserves, plats cuisinés du commerce, pain, fromages, charcuteries, condiments, eaux gazeuses, viennoiseries, pâtisseries salées et sucrées, …)

– Consommer les 4 à 5 fruits et légumes par jour préconisés dans une alimentation équilibrée. Ils sont riches en potassium et compenseront  la fuite de cet élément dans les urines.

– Prendre 1 ration de viandes, poissons ou œufs à chaque repas, pour leur apport en protéines.

– Ne pas faire l’éviction des produits laitiers riches en calcium mais aussi en protéines. Ils compenseront  la fuite de calcium dans les urines.

– Les corticoïdes ont tendance à modifier la notion de satiété.  L’augmentation de l’appétit peut stratégiquement être contournée par la limitation des quantités des plats consommés, le fractionnement des repas et l’établissement de collations peu caloriques. L’objectif est de maintenir un poids stable.

– Se limiter en produits sucrés (d’absorption rapide) qui génèrent des fringales, et favorisent la prise de poids. Un seul produit sucré par jour peut suffire à se faire plaisir, éviter les frustrations tout en n’ayant aucune incidence sur le poids.

– Maintenir une activité physique quand cela est possible de façon à limiter l’atrophie musculaire due au traitement.

Il est très important de consulter votre médecin traitant, votre neurologue ou pharmacien pour lui demander conseil. Il ne faut surtout pas faire d’auto médication pour ne pas avoir d’inter action avec vos traitements. Tout vos maux ou presque peuvent être soulagés mais seul une personne compétente peut vous en indiquer  la thérapeutique à suivre

 Soigner immédiatement toute infection débutante en allant chez le médecin peut éviter une poussée ou un surcroît de fatigue.

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